# Que représente un terrain de 700m2

Lorsqu’on évoque un terrain de 700m2, on se situe dans une dimension foncière qui suscite de nombreuses interrogations, tant pour les acquéreurs potentiels que pour les porteurs de projets immobiliers. Cette superficie représente un compromis intéressant entre les petites parcelles urbaines et les vastes terrains périurbains. Avec une telle surface, vous disposez d’un espace suffisant pour envisager une construction résidentielle confortable tout en bénéficiant d’un jardin agréable. Cette dimension permet également d’intégrer des aménagements extérieurs variés sans pour autant imposer un entretien démesuré. Pour bien appréhender ce que représente réellement un terrain de cette envergure, il convient d’analyser ses caractéristiques sous différents angles : comparatif avec les standards du marché, potentiel constructible selon les réglementations, possibilités d’aménagement et valorisation économique.

Surface comparative : 700m2 versus les références immobilières françaises

Un terrain de 700m2 se positionne stratégiquement dans le paysage foncier français. Pour vous donner une idée concrète, cette surface équivaut approximativement à un rectangle de 20 mètres de largeur sur 35 mètres de longueur, ou encore à un carré d’environ 26,5 mètres de côté. Cette dimension s’inscrit légèrement en dessous de la moyenne nationale des terrains constructibles, qui se situe actuellement autour de 949m2 selon les dernières statistiques du secteur. Néanmoins, cette différence ne constitue nullement un handicap, bien au contraire. Dans de nombreuses zones périurbaines et rurales, une parcelle de 700m2 offre un équilibre remarquable entre accessibilité financière et confort d’usage.

Équivalence avec les terrains résidentiels en zone périurbaine

Dans les secteurs périurbains, où la pression foncière reste modérée comparativement aux centres-villes, les terrains de 700m2 représentent une superficie courante et recherchée. Cette dimension permet généralement de concevoir une habitation familiale de 120 à 150m2 au sol, accompagnée d’un jardin confortable. Dans ces zones, vous constaterez que les parcelles oscillent fréquemment entre 500m2 et 1000m2, plaçant ainsi notre référence de 700m2 dans une position médiane particulièrement attractive. Cette superficie offre suffisamment d’espace pour créer différentes zones fonctionnelles : espace détente, potager, aire de jeux pour enfants, tout en conservant une intimité préservée par rapport aux propriétés voisines.

Comparaison aux parcelles constructibles en lotissement pavillonnaire

Les lotissements pavillonnaires contemporains tendent à proposer des parcelles dont la superficie moyenne se situe entre 400m2 et 800m2, selon la proximité des pôles urbains. Un terrain de 700m2 dans ce contexte représente donc une offre plutôt généreuse, offrant davantage de flexibilité qu’une parcelle standard de 500m2 couramment rencontrée. Cette différence de 200m2 peut sembler modeste en apparence, mais elle se traduit concrètement par la possibilité d’aménager une zone supplémentaire significative, qu’il s’agisse d’un espace piscine, d’un potager étendu ou d’une aire de stationnement extérieure plus spacieuse. Les acquéreurs privilégient souvent cette dimension pour bénéficier d’un compromis optimal entre accessibilité budgétaire et qualité de vie résidentielle.

Rapport surface terrain/emprise au sol selon le PLU

Le rapport entre la surface totale du terrain et l’

emprise au sol de la future construction dépend directement des règles d’urbanisme fixées par le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Sur un terrain de 700m2, un coefficient d’emprise au sol (CES) de 0,25, par exemple, autorisera 175m2 de construction au sol, tous débords compris. Si le PLU impose en parallèle un pourcentage minimal d’espaces verts ou de pleine terre (par exemple 30 à 40 %), la marge de manœuvre sera plus ou moins importante pour implanter la maison, les annexes, la terrasse ou une piscine. Vous le voyez, la surface brute de 700m2 ne suffit pas : c’est l’articulation entre surface, CES, règles de recul et espaces verts qui définit réellement votre capacité de construire.

Dimension standard des parcelles agricoles divisées

De nombreuses parcelles de 700m2 proviennent de divisions d’anciens terrains agricoles ou de grandes propriétés. En milieu rural ou dans les franges périurbaines, il est courant que des exploitations morcellent leurs terres en lots d’environ 600 à 1000m2 pour créer des terrains à bâtir. Un terrain de 700m2 est alors souvent le résultat d’un découpage rationnel permettant d’optimiser le linéaire de voirie et la desserte en réseaux tout en respectant les règles de densification imposées par la commune. Cette origine agricole peut toutefois entraîner des spécificités : servitudes de passage, contraintes de drainage, sols argileux ou remblayés.

Dans ces configurations, la forme du terrain de 700m2 n’est pas toujours parfaitement rectangulaire : il peut s’agir d’une parcelle en drapeau (avec un accès étroit puis un élargissement en fond de parcelle) ou d’une forme trapézoïdale suivant l’ancienne trame parcellaire. Cela impose une réflexion un peu plus fine sur l’implantation de la maison pour tirer parti au mieux de l’orientation, des vues et des distances aux limites séparatives. Avant d’acheter, il est donc pertinent de consulter le cadastre, le bornage réalisé par le géomètre et, si possible, l’historique d’usage du terrain afin d’anticiper les éventuelles contraintes techniques et administratives.

Coefficient d’emprise au sol (CES) et potentiel constructible sur 700m2

Le potentiel constructible d’un terrain de 700m2 ne se limite pas à sa superficie apparente. Il est encadré par un ensemble de règles d’urbanisme, dont le coefficient d’emprise au sol (CES) et, plus rarement aujourd’hui, le coefficient d’occupation des sols (COS). Ces outils permettent à la commune de maîtriser la densité bâtie, de préserver des surfaces végétalisées et de limiter l’imperméabilisation des sols. Comprendre leur fonctionnement est indispensable pour savoir quelle surface de maison vous pouvez réellement envisager sur 700m2 de terrain.

Calcul de la surface de plancher maximale autorisée

Sur un terrain de 700m2, le calcul de la surface de plancher maximale autorisée commence par la vérification du CES inscrit au PLU. Imaginons un CES de 0,25 : vous pourrez alors occuper au maximum 700 x 0,25 = 175m2 au sol. Si vous concevez une maison de plain-pied, la surface de plancher sera proche de ces 175m2, en intégrant les surfaces de plancher telles que définies par le Code de l’urbanisme (hors garages non chauffés, combles non aménageables, etc.). En revanche, si vous optez pour une maison à étage (R+1), vous pourrez doubler la surface de plancher tout en conservant la même emprise au sol.

Concrètement, sur une parcelle de 700m2 :

  • avec un CES de 0,20 : emprise au sol maximale de 140m2, soit jusqu’à 280m2 de surface de plancher en R+1 ;
  • avec un CES de 0,30 : emprise au sol maximale de 210m2, soit potentiellement plus de 300m2 de plancher en jouant sur les niveaux.

Vous le constatez, la « taille réelle » de la maison possible sur 700m2 dépend donc fortement de ce coefficient. Il faut aussi tenir compte d’autres facteurs : surfaces non constructibles (servitudes, talus, fossés), emplacements réservés à l’accès voiture et aux réseaux, ou encore présence éventuelle d’une zone inondable ou d’un espace boisé classé. Avant de finaliser un projet, il est recommandé de réaliser une étude de faisabilité avec un architecte ou un maître d’œuvre, afin de traduire ces chiffres en un plan concret et optimisé.

Application du coefficient d’occupation des sols (COS) en zone urbaine

Depuis la loi ALUR de 2014, le COS a été largement supprimé des PLU, mais il subsiste parfois dans d’anciens documents d’urbanisme ou dans certaines situations particulières. Le COS fixait une surface de plancher maximale à construire en fonction de la surface du terrain. Sur un terrain de 700m2, un COS de 0,5 aurait, par exemple, autorisé 350m2 de surface de plancher totale, répartie sur un ou plusieurs niveaux. Dans ce cas, plus besoin de calculer l’emprise au sol pour connaître la surface habitable théorique : il suffisait de multiplier la surface du terrain par le COS.

Dans les zones urbaines denses où le COS est encore mentionné dans des règlements anciens, il coexiste parfois avec un CES ou avec des règles de gabarit (hauteur maximale, retrait, prospects). Cela signifie que, même si un COS de 0,7 vous autoriserait théoriquement 490m2 de plancher sur 700m2 de terrain, les contraintes d’emprise au sol, de hauteur ou de recul peuvent réduire cette capacité. C’est un peu comme disposer d’un crédit théorique que l’on ne peut pas toujours entièrement utiliser à cause d’autres plafonds réglementaires. Si vous consultez un PLU ancien mentionnant encore le COS, il est judicieux de vérifier auprès du service urbanisme si ces dispositions sont toujours applicables, ou si une révision récente les a rendues caduques.

Contraintes de recul et marges de constructibilité réglementaires

Au-delà des coefficients, les marges de recul jouent un rôle décisif dans le potentiel constructible d’un terrain de 700m2. La plupart des PLU imposent une distance minimale entre la construction et les limites séparatives (souvent 3 à 5 mètres), ainsi qu’un recul par rapport à l’alignement de la voie publique. Sur un terrain standard de 20m de façade par 35m de profondeur, un recul de 5m en façade et de 3m sur les côtés peut réduire significativement la zone réellement constructible. On parle alors de « gabarit constructible » : la maison doit s’inscrire dans ce rectangle intérieur respectant les marges de recul.

À ces contraintes s’ajoutent parfois des règles de prospect (distance minimale à respecter en fonction de la hauteur du bâtiment) ou des obligations spécifiques en zone de protection de patrimoine (alignement imposé, gabarit limité, pente de toiture, etc.). Sur 700m2, ces règles peuvent faire la différence entre une maison de plain-pied très étalée ou une maison plus compacte, développée en hauteur. Pour optimiser votre projet, vous pouvez par exemple :

  1. implanter la maison en léger retrait pour préserver l’intimité vis-à-vis de la rue ;
  2. regrouper les annexes (garage, abri de jardin) en limite séparative lorsque le PLU l’autorise ;
  3. jouer sur la forme du bâti (L, U, volume simple) pour tirer parti au mieux du « cœur » constructible.

Au final, un même terrain de 700m2 peut offrir des possibilités très différentes selon que les règles de recul sont strictes ou plus souples. C’est pourquoi il est essentiel de lire attentivement le règlement écrit du PLU, souvent plus déterminant que la simple mention du CES.

Surface résiduelle après implantation selon la réglementation thermique RT2020

La réglementation environnementale RE2020 (souvent appelée, à tort, RT2020) n’impose pas directement de limite de surface constructible sur votre terrain de 700m2, mais elle influence la conception et, indirectement, la répartition des surfaces. En vous incitant à construire un bâtiment très performant énergétiquement, compact, bien orienté et peu déperditif, la RE2020 conduit souvent à privilégier des formes plus simples et une emprise au sol raisonnable. Par exemple, une maison compacte de 120m2 au sol en R+1 sur un terrain de 700m2 laissera davantage de surface extérieure disponible qu’une maison de plain-pied de 180m2 au sol.

Cette surface résiduelle, c’est-à-dire la partie du terrain qui reste libre après implantation de la maison, des terrasses, de la piscine et des accès, joue un rôle essentiel pour le confort d’été et la gestion de l’eau. Les sols perméables et les zones végétalisées participent au rafraîchissement naturel de la parcelle et limitent les ruissellements. De plus en plus de PLU imposent d’ailleurs un pourcentage minimal de pleine terre, précisément pour répondre à ces enjeux climatiques. Sur 700m2, il est raisonnable de viser au moins 40 à 50 % de surface non bâtie et non imperméabilisée, afin d’assurer un bon équilibre entre bâti et jardin, tout en respectant les exigences environnementales actuelles.

Aménagement paysager et distribution fonctionnelle d’une parcelle de 700m2

Une fois les aspects réglementaires clarifiés, se pose la question concrète : comment organiser un terrain de 700m2 pour en tirer le meilleur parti au quotidien ? Cette superficie offre suffisamment d’espace pour combiner maison, jardin d’agrément, espaces techniques et éventuellement équipements de loisirs, à condition de penser l’aménagement comme un véritable projet global. L’enjeu est de trouver un équilibre entre surfaces bâties, zones de circulation, espaces verts et lieux de vie extérieurs, tout en respectant votre mode de vie et vos priorités (calme, jeux pour enfants, potager, piscine, etc.).

Superficie dédiée aux espaces verts et jardinage ornemental

Sur un terrain de 700m2, il est tout à fait possible de réserver entre 250 et 400m2 aux espaces verts et au jardinage ornemental. Après implantation d’une maison de 120 à 150m2 au sol, d’une terrasse et des accès, il reste généralement suffisamment de surface pour créer une pelouse, des massifs plantés, des haies et quelques arbres. La clé est de structurer ces espaces verts en différentes « pièces » de jardin : un coin détente près de la terrasse, un écran végétal en limite de propriété pour préserver l’intimité, et éventuellement une zone plus naturelle en fond de parcelle pour favoriser la biodiversité.

Vous pouvez, par exemple, imaginer un jardin d’agrément de 150m2 autour de la terrasse, agrémenté de massifs fleuris et d’arbustes persistants, complété par une pelouse de 100 à 150m2 destinée aux jeux d’enfants ou à la détente. Pensez également aux circulations : des allées minérales ou en stabilisé permettent de relier harmonieusement la maison, le garage, le potager et, le cas échéant, la piscine. Un terrain de 700m2 est suffisamment vaste pour offrir une réelle qualité paysagère, sans pour autant exiger des heures de tonte chaque semaine si vous privilégiez des surfaces engazonnées raisonnables et des plantations bien pensées.

Intégration d’une piscine enterrée avec plage et local technique

L’une des questions fréquentes est la suivante : « Puis-je installer une piscine sur un terrain de 700m2 sans me sentir à l’étroit ? » La réponse est généralement oui, à condition de bien anticiper l’implantation. Une piscine enterrée standard de 8 x 4m représente 32m2 de bassin, auxquels il convient d’ajouter une plage périphérique (au moins 1,5m de large) et un local technique. Au total, l’emprise fonctionnelle de la zone piscine peut représenter entre 60 et 80m2. Sur 700m2, cela reste tout à fait envisageable, surtout si la maison n’occupe pas plus de 150 à 170m2 au sol.

L’idéal est de positionner la piscine dans la partie la plus ensoleillée du terrain, souvent au sud ou au sud-ouest, en veillant à préserver des distances suffisantes par rapport aux limites séparatives (généralement 3m minimum, à vérifier dans le PLU). Vous pouvez également profiter du local technique pour intégrer un espace de rangement (mobilier de jardin, matériel de filtration, produits d’entretien). L’important est de penser la piscine non pas comme un « ajout » posé au hasard, mais comme une véritable extension de la terrasse et du séjour. Bien conçue, elle devient un pôle de vie extérieur structurant, parfaitement intégré au projet global sur votre terrain de 700m2.

Zone de stationnement : allée carrossable et aire de retournement

Les surfaces dédiées au stationnement et aux accès véhicules représentent souvent entre 60 et 120m2 sur un terrain de 700m2, selon la configuration de la parcelle et le nombre de véhicules à accueillir. Une allée carrossable de 3m de large sur 10 à 15m de long, complétée par une aire de stationnement pour deux voitures, occupe déjà entre 50 et 70m2. Si vous ajoutez une aire de retournement pour éviter la marche arrière sur la voie publique, quelques mètres carrés supplémentaires seront nécessaires.

Pour optimiser l’espace, vous pouvez opter pour un garage accolé à la maison, en façade ou en pignon, afin de limiter les circulations automobiles sur le terrain. Les revêtements perméables (dalles engazonnées, stabilisé, graviers) permettent de limiter l’imperméabilisation tout en respectant les contraintes de portance. Sur une parcelle de 700m2, l’enjeu est de trouver le bon compromis entre fonctionnalité (accès facile, manœuvres aisées) et intégration paysagère, afin que les zones techniques ne prennent pas le pas sur les espaces de vie extérieurs.

Espace potager en permaculture et système d’irrigation goutte-à-goutte

Un terrain de 700m2 offre une belle opportunité pour intégrer un potager en permaculture sans empiéter excessivement sur les autres usages. Un potager de 40 à 80m2 suffit largement pour produire une partie des légumes d’une famille, surtout si vous misez sur des cultures intensives et bien planifiées. En permaculture, on privilégie des buttes de culture, des associations de plantes et une couverture permanente du sol, ce qui réduit le besoin en arrosage et en entretien. Placé de préférence en zone ensoleillée, à proximité d’un point d’eau, le potager devient un véritable espace de vie à part entière.

Pour optimiser l’usage de l’eau sur votre parcelle de 700m2, un système d’irrigation goutte-à-goutte relié à une cuve de récupération d’eaux pluviales est particulièrement pertinent. Ce type de dispositif permet d’arroser précisément les pieds des plantes, en limitant les pertes par évaporation et en respectant les éventuelles restrictions d’eau estivales. Vous pouvez, par exemple, installer une cuve enterrée de 3 à 5m3 alimentée par les toitures, puis distribuer l’eau vers le potager et les massifs floraux. Ainsi, votre terrain de 700m2 devient un véritable écosystème, capable de concilier confort résidentiel, autonomie partielle en légumes et gestion durable des ressources.

Valorisation foncière et estimation cadastrale d’un terrain de 700m2

La valeur d’un terrain de 700m2 dépend d’une multitude de paramètres : localisation géographique, proximité des services, constructibilité, topographie, orientation, viabilisation, etc. En moyenne, le prix du mètre carré de terrain constructible en France avoisine les 100 € ces dernières années, mais il peut varier de 30 à plus de 400 € selon les régions et les zones tendues. Un terrain de 700m2 peut donc valoir aussi bien 20 000 € dans un secteur rural peu demandé que plus de 200 000 € en proche banlieue d’une grande métropole.

L’estimation cadastrale constitue un premier indicateur, mais elle ne reflète pas toujours la valeur de marché. Pour apprécier la valorisation foncière réelle de votre parcelle de 700m2, il faut tenir compte :

  • du zonage au PLU (U, AU, N, A, etc.) et des droits à construire associés ;
  • de la présence ou non de servitudes (passage, canalisation, lignes électriques) ;
  • du degré de viabilisation (raccordement aux réseaux, accès existant) ;
  • et de la possibilité ou non de réaliser une division parcellaire future.

Un terrain de 700m2 entièrement viabilisé en zone U, avec un CES favorable et une bonne orientation, se valorise nettement mieux qu’une parcelle de même surface non viabilisée ou située en zone à risque (inondation, glissement de terrain). Par ailleurs, la demande croissante pour des terrains de taille moyenne, ni trop petits ni trop grands, renforce l’attractivité des parcelles autour de 700m2, particulièrement appréciées des familles recherchant un compromis entre coût, confort et entretien raisonnable.

Viabilisation et raccordements nécessaires pour une parcelle de cette superficie

Qu’un terrain de 700m2 soit acheté en lotissement ou en secteur diffus, la question de la viabilisation est centrale. Un terrain « viabilisé » est un terrain raccordé ou raccordable sans travaux lourds aux principaux réseaux : eau potable, électricité, télécommunications, assainissement collectif (ou à défaut, possibilité d’assainissement autonome). Le coût de ces raccordements dépend principalement de la distance entre les réseaux publics et votre future maison, mais aussi de la configuration du terrain (pente, nature du sol, obstacles éventuels).

Coût du raccordement aux réseaux d’assainissement collectif

Si votre terrain de 700m2 se situe dans une zone desservie par l’assainissement collectif, vous devrez prévoir le raccordement au réseau public d’égouts. Le coût de ce raccordement varie généralement entre 2 000 et 8 000 €, selon la longueur de tranchée à réaliser et les contraintes techniques (profondeur de la canalisation, traversée de voie, nécessité d’une pompe de relevage). Il faut également tenir compte de la participation pour le financement de l’assainissement collectif (PFAC), parfois appelée « taxe de raccordement », dont le montant est fixé par la collectivité.

Sur un terrain de 700m2, l’emplacement de la maison influe directement sur ce coût : plus vous éloignez l’habitation de la voie où passe le réseau, plus la longueur de tranchée augmente. C’est un peu comme tirer un tuyau d’arrosage : plus le point d’eau est loin, plus le tuyau doit être long… et plus la facture grimpe. Pour limiter les dépenses, il peut être judicieux d’implanter la maison relativement proche de l’accès voirie, tout en préservant votre intimité et l’organisation fonctionnelle de la parcelle. Un devis détaillé réalisé par un terrassier ou un plombier spécialisé vous permettra d’anticiper précisément ce poste de coût.

Installation d’un système d’assainissement autonome avec filtre compact

Si votre terrain de 700m2 n’est pas desservi par un réseau d’assainissement collectif, vous devrez mettre en place un dispositif d’assainissement non collectif, conforme aux prescriptions du SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif). Sur une parcelle de cette taille, les systèmes classiques (fosse toutes eaux + épandage) peuvent parfois être difficiles à intégrer si la surface disponible est limitée ou si le sol est peu perméable. Les filtres compacts ou micro-stations constituent alors une alternative intéressante, car ils nécessitent moins de surface au sol tout en offrant de bonnes performances épuratoires.

Un filtre compact dimensionné pour une maison de 4 chambres occupe typiquement entre 15 et 25m2 au sol, hors zones de protection autour du dispositif. Sur 700m2, cela reste généralement compatible avec une implantation rationnelle, à condition de placer le système dans une zone accessible pour l’entretien et éloignée des zones de stationnement lourd. Le coût d’un assainissement autonome avec filtre compact se situe souvent entre 8 000 et 12 000 €, fourniture et pose comprises. Avant tout projet, une étude de sol et de filière est obligatoire : elle permet de définir la solution la plus adaptée à votre terrain, en fonction de la perméabilité, de la profondeur de la nappe phréatique et des contraintes de pente.

Branchement électrique triphasé et pose de compteur linky

Le raccordement électrique d’un terrain de 700m2 suit le même principe que pour toute autre parcelle : il convient de relier votre tableau principal au réseau public via un branchement individuel. La distance entre le coffret en limite de propriété et la maison influence directement le coût de la tranchée et du câble. En règle générale, pour une maison individuelle sur 700m2, un raccordement en monophasé est suffisant, mais certaines installations (pompe à chaleur puissante, atelier, gros outillage, piscine avec équipements spécifiques) peuvent justifier un branchement en triphasé.

La pose du compteur Linky est aujourd’hui la norme, gérée par le gestionnaire de réseau (Enedis sur la majeure partie du territoire). Le coût global d’un raccordement standard se situe souvent entre 1 500 et 3 000 €, mais il peut augmenter si des travaux spécifiques sur le réseau sont nécessaires. Pour maîtriser ce poste, il est recommandé de :

  1. implanter la maison de façon à limiter la longueur de câble entre le coffret et le tableau électrique ;
  2. prévoir dès la conception les besoins futurs (borne de recharge pour véhicule électrique, extension, atelier) ;
  3. coordonner les travaux de tranchée avec ceux des autres réseaux (eau, télécom, assainissement) pour mutualiser les coûts.

Sur un terrain de 700m2, une bonne anticipation des raccordements permet non seulement de réduire la facture, mais aussi de limiter l’impact visuel et paysager des réseaux en les intégrant discrètement dans l’aménagement global de la parcelle.

Projets architecturaux types adaptés à une emprise foncière de 700m2

Que peut-on concrètement imaginer comme projet architectural sur un terrain de 700m2 ? Cette surface se prête à une grande variété de configurations, depuis la maison familiale classique jusqu’à des projets plus spécifiques (maison bioclimatique, habitation avec bureau indépendant, petite maison intergénérationnelle, etc.). L’enjeu est de tirer parti de l’emprise foncière disponible tout en respectant les règles d’urbanisme locales et vos propres objectifs de vie.

Sur un terrain de 700m2 en zone pavillonnaire, un schéma fréquent consiste à implanter une maison de 120 à 140m2 de surface de plancher, avec garage accolé, terrasse au sud et jardin en fond de parcelle. En jouant sur un étage partiel (R+1 sur une partie seulement de la maison), vous pouvez créer des volumes intéressants et libérer davantage de surface extérieure. Dans un contexte plus urbain, une maison compacte de 90 à 110m2 au sol, développée sur deux niveaux, permettra de préserver un jardin de taille confortable tout en respectant un CES plus contraignant.

Les terrains de 700m2 se prêtent aussi très bien aux maisons à haute performance énergétique (RE2020, maisons passives), qui privilégient des formes simples, des orientations optimisées et une relation fluide entre intérieur et extérieur. Vous pouvez envisager, par exemple, une maison en L enveloppant une terrasse abritée du vent, ou une maison traversante nord-sud offrant une belle lumière naturelle tout au long de la journée. Enfin, selon le PLU et la configuration du terrain, il peut être possible d’intégrer un studio indépendant, un bureau professionnel ou une petite annexe habitable, augmentant ainsi la polyvalence et la valeur de votre parcelle de 700m2 sur le long terme.